31 octobre 2007
Farce pour feuilles de vigne à la viande
Comme promis, voici avec les photos prises par Traou et ma puce, (merci les filles ! ) la recette de la version à la viande de nos fameuses feuilles de vigne. 
Farce pour feuilles de vigne à la viande
Un bocal de feuille de vigne
500 g de viande hachée
1 gros oignon
Une petite tasse à café de riz
Trois cuillère à soupe de purée de tomates
Deux cuillères à soupe d’eau chaude
Deux cuillères à soupe d’huile (celle que vous voulez, moi je préfère l’huile d’olive)
Un bouquet de persil équeuté, émincé (j’ai ajouté de l’aneth, parce que je n’avais pas de menthe séchée)
De la menthe séchée
Du poivre du sel

Il suffit de mélanger tous les ingrédients (après -toujours ! - avoir trouvé quelqu'un pour émincer les oignons à votre place, mais comme ce n'est pas vraiment un plat qu'on fait tout seul dans son coin pou soi-même, ça devrait se trouver !) et de pétrir tout ça. Puis de rouler les feuilles (que vous aurez lavées à grande eau puis au préalable fait bouillir trois quatre minutes dans beaucoup d'eau) avec une cuillère à café de votre farce. Après avoir tapissé le fond de la cocotte d'un tapis de feuilles, disposez vos roulés, recouvrez les d'un autre tapis de feuilles, faites maintenir le tout avec une petite assiette, recouvrez d'un peu d'eau bouillante, et faites cuire environ une demi heure. Cette version-ci se mange chaude avec une sauce au yaourt (à la grecque) à l'ail.
Bon appétit !
Moi je m'en vais en vacances... manger de la cuisine arméno-franco-suédoise ! Oui c'est très très bon.
30 octobre 2007
Feuilles de vignes farcies à la blogamitié.
Parfois le monde des blogs sort de la virtualité… pour mon plus grand bonheur. C’est ainsi qu’Anita, Traou et Valclair, suite à un projet qui s’est ourdi ici, en grande partie grâce à Fauvette qui n’a malheureusement pas pu nous rejoindre ce soir là, m’ont retrouvée dans ma petite cuisine bleue pour rouler des feuilles de vigne en parlant blogueries et dépendances.
Le nom de Samantdi, ainsi que le précise aussi Valclair dans son billet d’hier, fut maintes fois prononcé ! Je crois qu'elle se réserve pour le même type de stage... mais en Turquie, l'été ! A venir donc ! Dans l’après-midi précédant leur venue, Anita et moi sommes allées faire une délicieuse balade sur savoureux blog turc d’Hatice, pour aller pêcher la recette des feuilles de vigne. Pour plus de sûreté, j’ai aussi invité ma mère, afin qu’elle nous montre comment on roulait ces fameuses feuilles… eh ouais l’organisatrice de l’atelier cuisine ne savait pas plus faire que ses « stagiaires »… J’ai certes déjà participé à la confection de ce plat avec mes tantes en Turquie, mais je me contentais de m’asseoir autour de la table des préparatifs avec elles, sans être très active… Maintenant grâce à mon blog, mes blogamis et ma mère je sais enfin ! La culture d'origine prend des chemins de traverse !
J’avais au préalable acheté mes feuilles dans une épicerie turque de la rue du Faubourg Saint Denis. J’y ai trouvé trois marques de feuilles, l’une venant de Grèce, l’autre de Turquie, la dernière d’Arménie. J’ai acheté les deux premières, non sans sourire à cette communauté culinaire…
Pour élargir nos découvertes, j’ai décidé de préparer deux types de farce, l’une à l’huile d’olive avec une farce au riz, aux pignons et aux raisins de Corinthe, l’autre à la viande hachée, celle-ci dégustée avec une petite sauce au yaourt et à l’ail. Je crois savoir que Valclair a préféré la recette à la viande… Moi je préfère l’autre à cause du petit goût doux et sucré des raisins probablement !
Mes stagiaires ont été parfaits, ils n’ont pas rechigné une seconde, même quand je leur ai fait découper les oignons... tandis que je me réservais le persil et la coriandre bien parfumés… Et les yeux de Traou, ont finalement bien résisté à tous ces oignons !
Je publie aujourd’hui la recette avec la version au ri et pignons, j’ajouterai plus tard, avec les photos de Traou, la recette de la farce à la viande.
Nous les avons mangées chaudes ces feuilles de vigne farcies, parce que nous étions bien trop impatients, mais la version à l'huile d'olive et au riz se déguste aussi froide.
Nous avons fait précéder notre repas de délicieuses petites bestioles bretonnes, qu’Anita, la coquine, avait convaincues, par je ne sais quelle roublardise, de venir visiter la capitale avec elle, mais ces pauvres langoustines, n’ont pas fait long feu… encore ont-elles eu de la chance que je ne les aies pas emmenées la veille au hammam avec nous !
Et évidemment, une vigne se mariant bien avec l’autre, nos feuilles ont très bien voyagé en compagnie du délicieux vin choisi par Valclair. Je les aies entendues demander mais où se trouvent les premières côtes de Blayes, est-ce loin de notre vigne à nous, avant de soupirer d’aise… J’aime quand les terres se rapprochent et se confondent.
Mes vacances ont plutôt bien commencé… Maintenant il faut juste que je fasse attention à ne pas abuser de tartines au beurre salé en provenance directe de Bretagne, et qui s’accompagnent drôlement bien de confiture ananas-dattes-rhum concoctée par Traou… virtuelle la blogosphère ?
Ingrédients
· 4-5 oignons
· ½ verre d’huile d’olive
· 2 cuillères à soupe de pignons de pin
· 1 cuillère à soupe de menthe séchée
· 1 cuillère à café de poivre
· 1 cuillère à café de cannelle
· 2 petits morceaux de sucre
Un bouquet de persil et de coriandre
· 2 cuillère à soupe de raisins secs de Corinthe
· Le jus d’un demi-citron
· ½ verre d’eau bouillante
· ½ kg de feuilles de vigne en saumure
· ¼ de verre d’huile d’olive
· 2 verres d’eau bouillante
Préparation
1. Coupez en petits dés les oignons et les faire revenir dans un ½ verre d’huile d’olive avec les pignons. (jusqu’à ce que les pignons rosissent)
2. Ajoutez 2 verres de riz à votre préparation. Faites revenir le tout pendant une à deux minutes. Ajoutez une cuillère à soupe de menthe séchées, 1 cuillère à café de cannelle, 2 morceaux de sucre, 2 cuillère à soupe de raisins de Corinthe, le jus d’un demi citron, et un verre plein de persil frais coupé fin, salez, ajoutez un demi verre d’eau bouillante et faites cuire à feu doux jusqu’à le riz ait absorbé toute l’eau. Faites refroidir.
3. Lavez 4-5 fois à grande eau les feuilles de vigne (nous, finalement sur les conseils de ma mère, nous avons préféré à la fin les faire bouillir 3-4 minutes, pour les ramollir un peu car elles n’étaient pas toutes jeunes).
Egouttez-les.
Dans chaque feuille de vigne placez sur l’envers des feuilles à la base (au niveau de la queue) environ une cuillère à café de farce. Puis roulez-les en rabattant les côtés afin que la farce ne s’échappe pas. Pour voir en photo la technique, allez voir les photos du blog de Hatice.
4. Tapissez le fond d’une cocotte d’une épaisseur de feuilles de vignes (les plus petites, es trouées, les déchirées ou les plus épaisses par exemple) et disposez vos petits rouleaux en rangs serrés.
Recouvrez avec une autre couverture de feuilles. Versez un demi verre d’huile d’olive par-dessus (vous pouvez aussi asperger du jus d’un demi citron.)
Placez une petite assiette par-dessus afin de presser la préparation et d’éviter que vos farcis ne se déroulent. Ajoutez deux verres d’eau bouillante et faites cuire 30 minutes à feu doux dès la reprise de l’ébullition.
26 octobre 2007
Panne
Mercredi 01 août 07, Izmir
Il est 8 heures du matin et Izmir se drape déjà dans une chaleur moite et étouffante. Je suis sur le balcon de ma tante. Le cendrier rempli par l’oncle Haydar est encore plein. Cela fait à peine 4 heures qu’il a éteint sa dernière cigarette. L’oncle Haydar ne commence à être loquace qu’à partir de minuit. Je n’ai pas trop l’habitude de ce rythme et j’ai du mal à suivre. Je continue à me réveiller tôt et à me lever aussitôt : je tiens trop à ces quelques heures de fraîcheur et de solitude, tandis que toute la maisonnée dort encore.
Je ne sais pas trop comment continuer ce récit que j’ai commencé sur mon oncle alors que j’étais loin de lui et que j’avais la liberté de me souvenir des choses à ma sauce. Là, j’ai sa version et elle ne coïncide pas toujours avec la mienne.
Mercredi 08 aout , Candarli
J’ai réfléchi à la façon dont je pouvais transformer ce début de récit qui ne me convient pas sur mon oncle, . Pour le moment je ne vois pas trop. Il me tient pourtant à cœur de terminer ce que j’ai commencé, ne serait-ce que pour mes deux ou trois lecteurs qui ont eu la gentillesse de s’intéresser aux aventures d’Haydar.
Si je peine, c’est peut-être à cause de l’attrait irrésistible de la mer qui s’étend paresseusement en ce moment même sous mes yeux, mais c’est surtout, je dois le reconnaître aussi et surtout en raison de ma trop grande proximité avec l’homme dont je contais raconter la vie. Comme si de le sentir trop près de moi m’empêchait d’écrire, me privait de ma liberté de raconter à ma façon. Pourtant il a beaucoup apprécié quand je lui ai dit que j’étais en train d’écrire un récit sur lui, se mettant alors à raconter de plus belle. Je ne pensais pas que sa faconde m’immobiliserait. Je me désespère en me disant que pour écrire de manière aussi savoureuse qu’il raconte je devrais me contenter de juste consigner ce qu’il raconte au fur et à mesure ou que je devrais l’enregistrer quand il parle. Je suis prise entre l’envie d’un réalisme fidèle, la nécessité de me rendre discrète et l’orgueil de l’écrivailleur qui se désespère de trouver son style à lui.
24 octobre 2007
En vrac, espoir et hammam
La vie reprend lentement ses droits, mes fauves et moi sommes en train de nous apprivoiser et enfin ils écrivent. Mon travail a fini par appeler le leur, souvent, pas toujours, ça marche. Les classes où je fais du remplacement de courte durée ont cessé de me dire « mais quand est-ce qu’il revient notre prof ?». Les grèves dans les transports, réduisant nos effectifs m'ont permis de nouer un fil pédagogique avec quelques élèves: on se saisit de tout bois !
Il n’y a qu’avec ma classe de filles que j’ai du mal, une classe de secrétariat encore perdue et méfiante donc agressive. Mais j’ai lancé avec elles un projet qui leur plaît et même si elles disent s’en sentir incapables, j’attends qu’il adoucisse leurs craintes. La phrase que je prononce le plus actuellement en cours ce doit être « Lance-toi : ce que tu feras sera toujours toujours mieux que rien ». Je crois qu’il va falloir que nous sortions un peu du lycée pour nous trouver d’autres voies/voix.
Je regrette un peu de ne jamais travailler avec mes collègues, du coup je laisse toujours mes portes ouvertes : qui sait peut-être qu’un jour une hirondelle entrera.
Il y a quelques semaines, tout cela, mes quatre lycées, mes heures de métro, mes 200 élèves, mes 4 proviseurs, mes casiers pleins de papiers administratifs, m’épuisaient tellement que j’ai commencé à sérieusement me demander s’il n’y avait pas autre chose, plus qu’une déprime, la fin de l’envie d’enseigner, la fin de l’espoir.
Mon compagnon n’allant pas mieux que moi dans son stress quotidien, nous avons arrêté le temps pour essayer d’imaginer notre vie rêvée et pour ma part je me suis aperçue qu’il y avait toujours de l’enseignement dans ce que je projetais, la seule chose qui différait étant la présence de la MER et puis surtout des élèves avec de l’espoir, et une prof (moi en l’occurrence) avec un avenir ouvert. Je ne me vois pas coincée dans cette façon d’enseigner et dans cet espace réduit que nous laisse l’Education Nationale. Est-ce dû à mon statut particulier cette année de prof remplaçant ? J’ose l’espérer, mais je crains que cela ne soit plus grave que cela… La lecture du blog d’Antagonisme arrivant pile à ce moment-là, j’ai compris que la recherche d’autre chose ne devait pas passer par « l’ailleurs », en tous cas pour nous. Mais la Turquie est-ce ailleurs pour moi ?
Bref, il nous faut encore poursuivre la réflexion sans renoncer au rêve... mais le projet est déjà en marche !
Enfin j’ai recommencé à faire autre chose, à lire, à sortir, cinéma, opéra, amis surtout… et ma foi, c’est essentiel. J’ai découvert quelques pépites dont il faudra que je vous parle, notamment Akif Pirincci et Leïla Marouane, qui m’ont tous deux différemment clouée au lit pour de longues et intenses heures.
Et bonne nouvelle, les vacances, avec leur lot de vent du large, d’amis parfumés d’embruns, de vapeur de hammam, de douce campagne arrivent… (et je n’aurai que 6 paquets de copies !.. )
Au fait, y a-t-il parmi vous des blogueuses (malheureusement ce n’est pas mixte…) qui souhaiteraient nous rejoindre Anita et moi au hammam dans les jours à venir ? Faites le moi savoir.. ce pourrait être une façon rigolote de se mettre à nu… si j’ose dire !
23 octobre 2007
collage de délégués
Les élèves ont donc élu leurs délégués, de façon très sérieuse, avec bulletin vraiment secret, isoloir et tout et tout.
Et je m’aperçois non sans rire aujourd’hui que jusqu’à maintenant, comme par hasard, je n’ai collé que les délégués (avant et après les élections). Pour insultes dirigées sur les copains, bavardages , pitreries.
Je me demande si mes zigotos n’auraient pas une tendance à se choisir des leaders négatifs…
Quoi la démocratie ?
20 octobre 2007
Ricochet 1996- Impudique
Ma participation au site "Ricochets des blogueurs" pour l'année 1996.
1996 est mon année la plus impudique, la plus outrée. Je me suis cherchée un peu partout. Je suis entrée dans un jeu que je croyais être de l’amour mais qui avec le recul ressemble plus aux déboires de l’amour propre. Nous avons fait durer ça presque un an. Un an pour se déchirer, se comprendre, aller au bout de soi-même, des ses désirs, de ses ambiguités, de ses lâchetés aussi. Des cris, de la vaisselle cassée. Des ventres noués, des mensonges, des silences aussi. J’ai goûté aux affres de la jalousie puis de la dispersion, et je n’ai pas du tout aimé ça. Je n’ai pas du tout aimé ce moi là. Je n’ai pas vraiment envie d’en parler. Avec le jugement à la fois compatissant et sans appel que je peux avoir sur moi-même, je trouve ça peu reluisant . Avec le recul, je me rends compte malgré tout que cette année miévro-dramatique a été capitale dans ce que je suis devenue. Il fallait aussi en passer par là. Pourquoi ? Voilà une question à laquelle je n’ai toujours pas répondu, c'est celle de la découverte douloureuse de l'altérité je présume.
Je n’ai envie de garder de cette année-là que le piquant d’un coup de soleil sur les seins attrapé de manière totalement inattendue dans les eaux baignant la Bretagne, le vélo, la sensation de liberté au bord de la rivière du Krach, les émouvants menhirs de Carnac et la tendre sollicitude d’un ami qui, peut-être sans le savoir m’a aidée à retrouver le nord. Ou plutôt le sud. Je ne veux pas non plus oublier les pyjamas à fleurs et l’écoute bienveillante que m’a prêtés mon amie A. pendant les deux trois jours que j’ai passés chez elle à pleurnicher.
08 octobre 2007
Stage feuille de vignes
Mon mari et moi sommes divisés sur une question capitale. J'ai besoin de l'avis éclairé d'internautes français.
Si j'organise pour l'été prochain un stage cuisine-promenade-dégustation d'un week-end dans un joli petit village turc de la Mer Egée de cueillette, découpe, préparation en compagnie des villageoises et dégustation de feuilles de vignes farcies, j'ai quand même pas mal de chances de trouver des candidats non ?
Mais non, je ne suis pas en train d'essayer de sortir de l'Education Nationale... quoique..
07 octobre 2007
Liberté
Je n’ai pas de mot. C’est rare. Mais c’est ainsi. Ma colère est au-delà des mots.
Elle m’a mangée. Je n’ai plus de langue. Je n’existe plus. Une énorme pelote s’est mise à gonfler au dedans, au dessus, au dessus. Des fils inextricables s’emmêlent, de plus en plus en épais autour de ma gorge.
Il s’énerve.
La liberté, dit-il, sais-tu au moins que ça n’a aucun sens ? Personne n’est libre, et ce que tu nommes pompeusement liberté n’est que dévergondage.
J’étouffe, je pleure. Ma chambre et ses posters bariolés me hurle dessus, les murs rapetissent. Je me cogne.
Evidemment il s’énerve encore plus.
Arrête de pleurnicher. Mon fils à moi elle est forte, elle ne geigne pas.
C'était ma participation au jeu d'écriture du "Sablier d'automne", retourné chez Samantdi... et qui s'écoule avec sa propre volonté on dirait !.


