11 novembre 2009
Marathon d'écriture
Les marathons d'écriture recommencent le week-end prochain ! Chouette chouette ! Je vais participer ! La dernière fois j'avais adoré lire les textes des autres participants.
D'ici là, et parce que les textes écrits lors la dernière session vont être effacés, je rapatrie ici un ou deux textes écrits là-bas en mai dernier, que j'ai envie de garder.
Presque deux heures déjà que j’ai commencé. L’ordi chauffe dangereusement. J’ai un creux au bout des doigts. Ah zut. Je vois les feuilles des arbres se balancer derrière ma fenêtre. Quand même tu serais mieux
assise à une table.
Il faudrait que tu te trouves un bureau où travailler. Je n’aime pas les bureaux. J’en ai un dans la cuisine, le seul endroit acceptable pour un bureau. Mais je ne m’y asseois que rarement, il me sert juste à empiler mes dossiers, mes cours. D’ailleurs tu devrais prendre une heure pour le vider, maintenant que tu vas encore changer de niveau et même de discipline, pas la
peine de garder ces cours d’histoire dont tu ne te resserviras jamais. D’ailleurs chaque année tu te demandes pourquoi tu les gardes puisque de toutes façons tu ne les réutilises jamais. On ne sait jamais dis-tu, un jour de grande bourre, tu pourrais ressortir quelque chose de tout fait. Bah non, de toutes façons c’est tellement mal classé, que tu aurais plus vite fait de concevoir un cours complet que de remettre la main sur celui auquel tu penses. Alors ?
Pourquoi tu ne jettes pas ?
Demain ! Voilà je jetterai demain !
Tu dis ça depuis presqu’un mois. Depuis que tu sais que tu vas encore changer d’établissement l’année prochaine, depuis ce concours.
Le provisoire dure. Le provisoire a la dent dure. Il te croque par petits bouts. Quand même si tu avais fait place nette ou même installé un coin de table dans le salon, tu serais mieux pour tapoter sur l’ordi. Là tu vas avoir mal au dos, avachie dans ce canapé.
Oui mais le bout de table, il faudrait le choisir, sortir, aller l’acheter. Tu as horreur de ça de fixer les choses comme si cela te
forçait à assumer des choix.
Là tu es tranquille, tu n’as pas à choisir, puisque c’est provisoire.
Travailler dans le salon ? Dans la cuisine ? Dans ta chambre ? Dormir ? Oui dormir. Doucement rêver.
Tu voudrais vivre dans un hôtel. Ce ne serait pas chez toi.
Tu ne te verrais pas en permanence en miroir dans cette façon d’habiter les lieux sans y toucher, comme si tu avais peur de déranger les murs en y accrochant la moindre image qui pourrait trahir ton intimité, ta place, tes aspirations. A mon avis tu as trop avalé de sociologie. Mal digéré. Bourdieu a-t-il jamais su les affres dans lesquels il allait plonger ses lecteurs en écrivant La Distinction ?? Les affres de la décoration-miroir. Pourtant tes parents, ils n’ont pas lu Bourdieu mais ont le même rapport aux murs. Ah tiens cela vient de la yourte de mes ancêtres nomades alors cette phobie décorative ? C’est sûr avec une yourte il n’y a pas besoin de tableaux pour orner les murs…
Commentaires
Moi aussi, c'est les yourtes nature que je préfère. Leur flanquer des murs (ou des framboises, d'ailleurs) dedans, ça leur enlève ce parfum de grands espaces, cette légère amertume de ciel indécis.
Le goût de la liberté, quoi.
Bon marathon, Ada, tu as des provisions , à boire ?
;-)
Ah je te souhaite un excellent marathon, n'oublie pas de respirer par le ventre par garder de l'énergie !
Delest tu es un poète, ton commentaire un baume.
Telle: oui j'ai plein de copies....!
Fauvette: tu viens courir aussi ?



