P120036814.07/2010

Après une nuit agitée et des promenades dans les couloirs et touts les ponts du ferry , nous arrivons à Igoumenitsa. Cette fois-ci nous y arrêtons pas. Les autoroutes grecques financées en grande partie partie par l'Union Européenne et qui mènent de l'ouest du pays vers la frontière turque au nord-est sont enfin terminées. Elles sont joliment vides. C'est au bout du 300ème kilomètre que nous nous rendons compte n'avoir croisé aucune aire d'arrêt, peut-être une station service au début. Me souviens pas. C'est le grand désert. On a l'impression de traverser un pays grand comme un continent et complètement vide. C'est assez étrange et ne concorde pas du tout avec nos souvenirs datant de deux ans. Je préférais les petites routes sinueuses de montagne que nous avions empruntées la dernière fois, certes dangereuses, mais qui invitaient à s'arrêter, voire à bifurquer. C'est donc d'une traite que nous traversons la Grèce.

A 16 heures, le mari de ma soeur, qui est douanier nous accueille.

Il y en aurait à écrire sur ce petit homme fascinant ! De ces exploits en tant que douanier aux relations telles qu'elles semblent fonctionner dans ce poste frontière que nous avons pu, grâce à lui, découvrir sous un nouveau jour, j'en aurais pour des pages et des pages ! 

Par flegme, et peut-être par discrétion je ne le fais pas.

Les quelques jours passés avec ma soeur ont été doux et moralement épuisants. Je ne me sens pas capable d'écrire quoi que ce soit. Il aurait fallu le faire le à chaud. Là, plus de 10 jours après, il me faudrait retourner dans quelque chose qui n'est autre que de la douleur en train de se digérer.

Je n'ai pas le courage.  Je parlerai juste des petits déjeuners qu'elle nous a préparés:

 

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