Il y a ceux que l'on porte quelques mois et que l'on serre contre soi, ressentant le battement de leur coeur au plus profond de son âme. 

Et puis il y a ceux que l'on ne porte pas, ou plus, et qui resteront lovés dans un irréel du passé où tout peut continuer à être merveilleux. 

Plus tard, dans pas longtemps, quand je serai guérie, cet irréel du passé caché quelque part, pas loin, m'aidera à ouvrir encore et encore les bras. 

C'est le voeu des cailloux que je dépose ici pour ne pas les porter plus loin. Dans l'espoir, l'attente, la conviction qu'ils feront demain leur ronde- sur une musique joyeuse et apaisante.