C’est terrible, maintenant que je suis lancée, j’écrirais bien toute la nuit…. Alors je fais ma rentrée demain et il serait bon que je règle quelques petites choses, me préparer un minimum !  Les deux mois qui s'annoncent vont être rudes... Je n'en ai pas envie. Pourtant j'aime être avec mes classes une fois que je suis dans l'école, je me sens assez privilégiée dans ma classe, mes élèves sont adorables, mes collègues passionnants , professionnels  et gentils à la fois, ma direction au soutien sans faille, mais vraiment, la charge de travail est trop lourde et me donne l'impression de ne rien faire pour moi. Or là j'ai envie d'écrire, de peindre de danser, de marcher dans les feuilles mortes.

Est-ce la culpabilité qui me pèse ? Même pas cette fois. Enfin je crois. Enfin pas trop. Je me demande si je me sentirais mieux si tous mes cours étaient prêts mais je n'en suis même pas sûre. Ce n'est pas bien grave pourtant vu que dans l'ensemble je sais où je vais mais cette impression de ne jamais être assez à la hauteur est là, toujours…  Et pourtant j’aurais dû apprendre à relativiser. Je pense l’avoir fait en partie. Je me moque maintenant de la terrible colère couplée à un sentiment d’impuissance sans fond que j’ai éprouvée lorsqu’il y a à peine un an et demie de cela, nous avons rencontré un indélicat qui a essayé de jouer avec nos nerfs et notre naïveté …. Et dire que j’avais l’impression de vivre à ce moment-là quelque chose de terrible. Je me sentais à tel point fatiguée, dépassée que mon médecin avait diagnostiqué un « burn out » et m’avait proposé un arrêt médical. On était à 15 jours des vacances d’été, j’avais refusé, je voulais faire mes preuves dans cette école. Preuves…. Patte blanche ? 

 

 

Tiens voilà que ma demoiselle m'appelle: elle s'est installée dans le salon avec des bougies parfumées, amoureusement choisies à Amsterdam et veut faire une séance de relaxation, avec moi. Elle n'a pas envie non plus de retourner à l'école demain...

Je crois que ça ne se refuse pas... 

Je reprendrai plus tard...